Le deep work, ou « travail profond » en français, est une technique de concentration théorisée en 2016 par le professeur d’informatique Cal Newport à l’université de Georgetown. Son ouvrage Deep Work: Rules for Focused Success in a Distracted World explique comment travailler en pleine conscience et gagner du temps dans un monde où les distractions sont omniprésentes. Grâce au numérique, le divertissement nous est constamment à portée de main et l’ennui est quasiment impossible. Pourtant, c’est dans l’ennui que nous savons le mieux nous concentrer. Cette méthode, qui vise précisément à retrouver un état d’ennui et de concentration, se présente de plus en plus utile et efficace pour étudier ou travailler. Comment pratiquer cette méthode dite révolutionnaire ?

Structurer ses journées

Le principe de cette technique vise à se concentrer à 100% sur une seule tâche à la fois, sans aucune distraction possible autour, en éteignant notamment son téléphone. Votre cerveau se rend ainsi complètement disponible, créatif et productif le temps de cette durée déterminée. 

Pour cela, il faut effectivement prendre le temps d’établir un laps de temps précis avec un objectif, durant lequel vous vous couperez complètement du monde, afin de vous dévouer à une seule et unique occupation. Le fait de prévoir des plages horaires précises, 3 à 4 heures par jour par exemple, vous permet d’être raisonnable en ayant un objectif simple et atteignable. De plus, Cal Newport estime qu’au-delà de quatre heures, le cerveau n’est plus apte à se plonger dans un tel état de concentration. En effet, le simple fait de jeter un coup d’œil à une notification peut vous déconcentrer pendant plusieurs minutes et donc vous faire perdre du temps. 

Si des gens travaillent autour de vous, il est préférable de les prévenir de manière à ce qu’ils ne vous dérangent pas. Vous structurez ainsi vos journées avec des phases de travail intense, ce qui vous rend plus productif que lors d’une journée de travail continuelle. Cela peut être utilisé lors de vos journées de révision à domicile ou dans un lieu de travail neutre, mais aussi en classe, où votre emploi du temps est déjà structuré. Il s’agit d’être pleinement concentré durant une heure de classe, de prendre une courte pause entre la fin d’un cours et le début d’un autre et ainsi de suite. 

 

Prendre de vraies pauses

Fragmenter son temps de travail revient à prendre de vraies pauses ; de la même manière que vous vous débarrassez de toute distraction lors de votre temps de travail, vous éliminez tout élément de travail lors de vos pauses afin de réellement couper et diviser votre temps. 

Ces pauses, durant lesquelles vous pouvez faire ce que bon vous semble, vous permettront de reprendre vos tâches de plus belle par la suite, puisque vous serez plus à même de vous concentrer intensément et de produire ainsi un travail de meilleure qualité. Ce temps de coupure entre deux tâches, très essentiel, permet également de réduire le résidu d’attention, qui est le fait de continuer à penser à la tâche que nous venons de terminer, alors que nous en avons commencé une nouvelle. 

Le fait d’habituer votre cerveau à ces périodes compartimentées de travail sur telle tâche, de pause, de travail sur une nouvelle tâche, vous aideront à vous concentrer sur une chose à la fois sur le long terme. Il peut être compliqué, après une pause ou un certain temps sans travail, de se remettre en activité. Vous pouvez alors appliquer la technique des 10 minutes ; celle-ci consiste à se mettre immédiatement au travail pendant 10 minutes, avec la possibilité d’arrêter après cela. La plupart du temps, ce court laps de temps aura réussi à vous plonger dans le travail et vous serez finalement repartis pour être concentré et productif. 

 

Les différentes philosophies

Le deep work se compose de quatre philosophies, qui conviennent à chaque type de personne en fonction de son mode de vie :

La philosophie monastique, tout d’abord, vise à se débarrasser ou à réduire les tâches futiles afin de mieux travailler de manière assez extrême, en se coupant du monde pendant de longues périodes, ou comme son nom l’indique, à la manière d’un moine
La philosophie bimodale consiste à alterner entre vie personnelle et vie monastique sur le temps, avec des périodes ponctuelles de travail intense
La philosophie rythmique sert à faire du deep work une habitude en l’utilisant un peu tous les jours ; l’utilisation des mêmes plages horaires chaque jour installera une régularité et facilitera ainsi votre travail
La philosophie journalistique, quant à elle, est la capacité à activer et désactiver très rapidement ce mode de travail, à n’importe quel moment de la journée et pour une durée plus ou moins courte

 

Le deep work est une compétence à travailler et à pratiquer. Notre société actuelle fonctionne par le divertissement et l’addiction au numérique, il est donc tout à fait normal de mettre un certain temps à intégrer complètement et naturellement le deep work dans votre vie, mais cela reste tout à fait atteignable, que vous soyez en classe ou chez vous lors de révisions. Par ailleurs, d’autres techniques de travail existent, comme par exemple la méthode des flashcards, qui elle, aide à la mémorisation. 

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