Le Baccalauréat de l’année scolaire 2022-2023 a commencé par les épreuves de spécialité ayant eu lieu du 20 au 22 mars. La prochaine épreuve sera celle de Philosophie, ce 14 juin, qui sera suivie du Grand oral se déroulant du 19 au 30 juin.

Les résultats des 536 081 candidats seront communiqués à partir du mardi 4 juillet, ce qui laisse le temps de se demander comment sont organisées ces corrections. Il s’agit d’un processus minutieux et complexe qui implique des enseignants, des correcteurs et des examinateurs qualifiés dans les matières concernées, soit une mobilisation de 35 000 professionnels au total, répartis dans 2 600 centres d’examen.

Le processus exact

La première étape consiste à numériser toutes les copies sur le logiciel Santorin (système d’aide numérique à la notation et la correction), ce qui prend un temps considérable car il est estimé environ trois à quatre copies par élève en fonction des épreuves. 

Chaque copie est attribuée à un correcteur en fonction de sa spécialisation et de sa compétence dans la matière concernée. Des consignes très précises de correction sont fournies par les autorités responsables de l’examen. Elles contiennent des instructions sur les critères à utiliser pour noter les réponses et les directives sur la manière d’évaluer les différents types de questions. À cela, les correcteurs attribuent une note à chaque question, en fonction de la pertinence, la cohérence, la clarté, la qualité globale de la réponse, la compréhension de la matière et la capacité de l’étudiant à utiliser des exemples pertinents pour appuyer sa réponse. 

Une fois qu’un correcteur a noté toutes les copies lui ayant été attribuées, celles-ci sont soumises à une seconde lecture. Cette étape est importante, elle permet de s’assurer que les notes sont justes et équitables. Des examinateurs sont également prévus pour superviser cette phase déterminante. Une commission d’harmonisation est ensuite organisée de manière à équilibrer les moyennes des correcteurs, de façon à éviter des écarts trop importants.

Comment s’organisent les correcteurs ?

Les correcteurs, choisis par l’Éducation Nationale, se voient attribuer environ 150 copies chacun, distribuées au hasard. Bien que les copies soient anonymes, de façon à éviter toute possibilité de tricherie, le lycée que fréquente l’élève est la seule information connue. De cette façon, les correcteurs reçoivent généralement des copies d’un établissement différent de celui où ils exercent ; cela évite également de recevoir une copie d’un de leurs élèves, ce qui pourrait influencer leur notation. C’est pourquoi tout signe distinctif sur une copie de la part de l’élève est formellement interdit.

Une fois les copies reçues, les correcteurs doivent s’organiser de manière à les terminer dans les temps, puisqu’une date leur est imposée. Il leur est généralement conseillé de prendre 15 minutes par copie, néanmoins cela peut varier en fonction des disciplines. Le Français et la Philosophie, par exemple, peuvent exiger un temps particulièrement long de lecture et de correction. Un barème de notation leur est communiqué en amont afin d’évaluer chaque copie. 

Après cela, chaque professeur rentre ses notes finales dans le logiciel de la Maison des Examens, où les identités de chaque candidat sont dévoilées.

Quelles particularités pour 2023 ?

Cette année, le ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, a prononcé plusieurs engagements de manière à ce que l’épreuve du Baccalauréat se déroule dans les meilleures conditions possibles.

Tout d’abord, il s’est engagé à mobiliser des surveillants supplémentaires. Il a également tenu à créer des aménagements pour les candidats retardés par les éventuelles grèves de transport, afin qu’ils puissent avoir autant de temps que les autres candidats ; l’accès aux salles leur étant permis grâce aux dispositions mises en place.

Pap Ndiaye assure également que les opérations numériques de correction des copies seront parfaitement encadrées, dont le suivi est prévu pour l’intégralité du processus. Enfin, la mission de pilotage est mobilisée et accessible durant toute la période des examens.

La correction des épreuves du Baccalauréat garantit des notes justes et équitables pour tous les candidats, en s’assurant que les correcteurs suivent des directives strictes. Ce processus garantit la fiabilité de l’examen et la validité des résultats obtenus. En cas d’échec, un jury est composé afin de déterminer un droit de passage ou non aux rattrapages, en fonction du dossier scolaire et de l’avis du principal sur le bulletin du 3ème trimestre. Les élèves sont également en droit de demander à consulter leur copie, sur laquelle est inscrit le barème officiel.

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