De l’aube de l’époque moderne au milieu du XXe siècle, les sociétés occidentales ont débattu du changement climatique, de ses causes et de ses effets sur les équilibres écologiques, sociaux, politiques. On ne se préoccupait alors ni de CO2 ni d’effet de serre. On pensait par contre que couper les forêts et transformer la planète modifieraient les pluies, les températures, les saisons. Cette question fut posée partout où l’histoire avançait à grands pas : par les Conquistadors au Nouveau Monde, par les révolutionnaires de 1789, par les savants et les tribuns politiques du XIXe siècle, par les impérialistes européens en Asie et en Afrique jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Cette enquête magistrale raconte pour la première fois les angoisses et les espoirs de sociétés qui, soumises aux aléas du ciel, pensent et anticipent les changements climatiques. Elle montre que la transformation du climat fût au coeur de débats fondamentaux sur la colonisation, Dieu, l’Etat, la nature et le capitalisme et que de ces batailles ont émergé certains concepts-clés des politiques et des sciences environnementales contemporaines. Si, pendant un bref laps de temps, l’industrie et la science nous ont inculqué l’illusion rassurante d’un climat impassible, il nous faut, à l’heure du réchauffement global, affronter de nouveau les révoltes du ciel.

Avec la participation de :

Fabien Locher, historien, chercheur au CNRS, il a codirigé récemment avec Frédéric Graber : Posséder la nature. Environnement et propriété dans l’histoire (Editions Amsterdam, 2018).

Rencontre gratuite, ouverte à tous.

Sur inscription (à l’adresse : mediation[AT]meshs[POINT]fr

Cette rencontre est organisée dans le cadre du 15e Printemps des sciences humaines et sociales « Penser le changement cllimatique », du 28 mars au 18 juin 2024. En partenariat avec l’Université du Temps Libre et l’École supérieure de journalisme de Lille.

date : lundi 27 mai 2024, 14h30-16h 🌐

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